Sous un nuage d’inox mat - Musée des Confluences, Lyon

Le musée des Confluences doit son intitulé à trois bonnes raisons. Outre son implantation géographique à la confluence du Rhône et de la Saône, tout au bout de la presqu’île lyonnaise, il est l’héritier de plusieurs institutions muséales agrégées au fil du temps et son projet scientifique organise la convergence des savoirs et des disciplines pour esquisser un grand récit des origines de la vie à l’organisation des sociétés humaines, jusque dans leurs représentations de l’au-delà.

Non sans malice, les concepteurs du bâtiment lui ont donné une forme ostensiblement organique, à l’image de ces animaux préhistoriques dont les immenses fossiles trônent dans l’exposition permanente. La construction s’accorde aux images employées. Le ‘cristal’ est une étonnante verrière dont l’ossature métallique aux courbes déliées s’élève jusqu’à 40 m de hauteur en prenant appui sur une sorte d’entonnoir central appelé ‘puits de gravité’. Une rampe s’enroule autour de cette sculpture de verre et d’acier pour conduire jusqu’à l’entrée du ‘nuage’ qui constitue le corps du musée. Trois piles principales et douze poteaux en soulèvent la masse imposante, reprenant les 6 600 tonnes d’une charpente en acier qui compte quelque 650 000 éléments dont des ensembles mécanosoudés de 25 tonnes et des solives de 27 m de portée. Ce gigantesque squelette dont la réalisation relève du génie civil est totalement occulté par les doublages intérieurs et par l’enveloppe du bâtiment qui en épouse les contours tourmentés.

Carapace d’inox ou nuage

A la transparence du hall cristallin succède l’opacité du musée qui renferme en son sein les salles d’exposition conçues comme autant de ‘boîtes noires’ scénographiques et modulables. Leur agrégation s’effectue sous une enveloppe qui se veut aussi indéterminée et mouvementée qu’un cumulonimbus afin de fondre le bâtiment dans le site de la confluence. L’habillage de cette masse en suspension aux multiples facettes se devait d’être lumineuse et changeante selon les humeurs du ciel. Le choix d’un acier inoxydable a permis de réaliser le ‘nuage’ désiré. Son aspect de surface satiné et homogène a été obtenu par microbillage à partir d’une tôle Uginox Mat de nuance 316L.

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86 quai Perrache, Lyon (FR)
Plaats_Localisation
Conseil général du Rhône / SERL, Lyon (FR)
Opdrachtgever_Maître d’ouvrage
Coop Himmelb(l)au, Wien (AT)
Architect_Architecte
Chabanne & partenaires, Lyon (FR)
Architect uitvoering_Direction opérationnelle
Bollinger und Grohmann, Frankfurt am Main (DE)
Studiebureau_Bureau d’études structure
Van Santen & associés, Lille (FR)
Studiebureau_Bureau d’études enveloppe
Vinci Construction
Algemene aannemer_Entrepreneur général
Permasteelisa (charpente métallique ‘cristal’),
SMB + RCC (charpente métallique ‘nuage’), Métalmont (montage),
SMAC (enveloppe inox, étanchéité, isolation)
Staalbouwer_Constructeur métallique
Aperam, usine de Genk (BE)
Fabricant inox enveloppe_Fabricant enveloppe inox
Fontbonne, Décines-Charpieu (FR)
Binneninrichting inox_Aménagement intérieur inox

tekst_texte: François Lamarre
foto’s_photos: Musée des Confluences, Lyon, France / Architecte Coop Himmelb(l)au / © Sergio Pirrone /

Tags: inox | Aperam |