Cette dernière constitue un véritable défi structurel. Elle présente un porte-à-faux d’environ 6 m sur l’ensemble de la largeur de la façade, soit près de 47 m, et repose sur les ailes est et ouest de l’étage inférieur. L’ensemble se comporte comme un pont, franchissant un vide central de 18 m entre les deux ailes du bâtiment. La structure de ce porte-à-faux est composée de profilés HEA, HEB et HEM 340 pour les planchers, de profilés atteignant HEA 650 ainsi que de poutres reconstituées soudées (PRS) de section 500×750 mm pour les éléments de plafond, et de colonnes allant jusqu’au HEM 240. L’implantation des poteaux, contreventements et diagonales a fait l’objet d’une étude fine afin de respecter les contraintes du plan architectural, notamment la création de circulations dégagées de tout obstacle, avec des couloirs offrant une largeur libre de 2,40 m et une hauteur de 2,50 m. Par ailleurs, les poutres de plafond sont dotées de percements circulaires permettant le passage des réseaux techniques particulièrement denses et volumineux requis par les activités médicales. La structure métallique est ancrée à une structure arrière en béton de grande inertie, assurant la stabilité globale de l’ouvrage. Elle bénéficie d’une protection incendie de degré R120 par flocage, avant d’être intégrée dans les espaces intérieurs par un habillage en cloisons légères en plaques de plâtre. Aujourd’hui, les patients et le personnel évoluant dans ces espaces en porte-àfaux perçoivent avant tout le confort et la fonctionnalité des lieux, sans imaginer l’importance ni la sophistication de la structure métallique qui les soutient — une démonstration discrète mais exemplaire du rôle de l’acier dans l’architecture hospitalière contemporaine. 4 5 6 7 Images chantier du porte-à-faux 8 Le porte-à-faux vue de la passerelle 9 Image chantier de la passerelle 10 Structure métallique du cabanon technique 11 La géométrie variable des niveaux génére un volume architectural expressif. 4 5 6 7
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