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#86 info steel Bureau de dépôt Bruxelles X - P910504 - Trimestriel - numéro 86 - 7-8-9 / 2026

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1 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 Revue trimestrielle d’architecture et de génie civil publiée par Infosteel (centre d’information d’acier pour la Belgique et le G.-D. de Luxembourg). Editeur Responsable : Koen Michielsen, General Manager Infosteel asbl Z.1 Researchpark 110, BE-1731 Zellik t: +32-2-509 15 01 info@infosteel.be - www.infosteel.be BTW-TVA: BE 0406 763 362 Comité de rédaction : magazine@infosteel.be Geert Bettens, Daphne Deckers, Bruno Dursin, Robrecht Keersmaekers, Hugo Koch, Pieter Ottevaere, Filip Van den Abeele, Jo Van den Borre et Jan van Hapert Traduction & correction : Infosteel & Rudi Vanmechelen Publicité : info@infosteel.be - t: +32-2-509 15 05 Diffusion: Gratuit pour les membres d’Infosteel asbl Tirage : 2.400 exemplaires Vente au numéro : € 15 / numéro (TVAc) Affiliation : info@infosteel.be Les articles publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Les documents reçus impliquent l’accord de l’auteur pour libre publication. Tous droits de reproduction, traduction et adaptation réservés. ISSN 2032-281X Copyright 2026 by Infosteel numéro 86 – 7-8-9/2026 revue d’architecture, de technique et d’innovation dans la construction métallique editorial Vos réactions à magazine@infosteel.be Chers lecteurs, Pour de nombreuses familles, cette période est marquée par la ‘rentrée scolaire’. Chez Infosteel aussi, nous nous préparons déjà activement au programme riche en formations prévu pour l’automne prochain. Parallèlement, les préparatifs pour le printemps 2027 battent leur plein, tant pour les formations que pour nos autres activités. Les grandes lignes se dessinent déjà, mais si vous avez une proposition pour une activité, une visite de chantier ou tout autre projet, n’hésitez surtout pas à nous en faire part. La soumission des dossiers pour le Concours Construction Acier connaît un regain d’intensité depuis la fin des vacances. Nous vous invitons chaleureusement à vous replonger sans tarder dans vos projets de construction métallique réalisés, à en choisir un qui vous plaît et à le soumettre. Fidèles à la devise ‘l’important, c’est de participer’, nous veillerons à ce que chaque projet soit mis à l’honneur à l’issue du concours. N’attendez pas trop longtemps : la date limite approche à grands pas. Cet automne, nous prendrons également le temps, en collaboration avec nos membres, de réfléchir à la possibilité et à la manière de rendre notre bibliothèque interne d’informations sur l’acier accessible à l’extérieur à l’aide d’un outil de recherche basé sur l’IA. Les deux premières questions qui se posent à cet égard sont ‘quels sont les besoins’ et ‘de quels exemples pouvons-nous tirer des leçons’ ? Il se peut que nous devions ensuite, d’ici la fin de l’année, réfléchir à la façon dont cela pourrait être mis en œuvre techniquement. Si vous avez vous-même de l’expérience en la matière, je me ferai un plaisir de venir vous rendre visite pour échanger nos points de vue. Je vous souhaite un automne agréable et enrichissant. Vous pouvez d’ores et déjà commencer par lire ce numéro du magazine InfoSteel. Une fois encore, notre comité de rédaction a rassemblé une série d’articles diversifiés. Koen Michielsen, directeur d’Infosteel Image de couverture Hotel Palace, Bruxelles Dessin: UTIL Article en page 12 info steel Edition digitale en français www.infosteel.be/fr/publications/notre-magazine Digitale editie in het Nederlands www.infosteel.be/publicaties/ons-magazine Afzonderlijke Nederlands- en Franstalige editie, ook in digitale versie Sinds korte tijd verschijnt er een afzonderlijke Nederlands- en Franstalige editie. Dat spaart op papier- en verzendingskosten, maar we hopen vooral dat het de leesbaarheid ten goede komt. Éditions distinctes en néerlandais et en français, aussi en version digitale Depuis peu, nous publions des éditions distinctes en néerlandais et en français. Cela nous permet de réduire les coûts liés au papier et à l’expédition, mais nous espérons surtout que cela améliorera la lisibilité.

contenu Editorial 1 Dans quelle mesure la circularité est-elle durable ? 3 In memoriam — Philippe Samyn (1948-2026) 4 Habitat pour les orangs-outans 8 TCS Belgique réalise un ambitieux projet de ponts roulants 10 Quand la façade guide la structure — et inversement 12 Infozinc Galvanizing Awards 2027 16 Montevideo à Anvers 18 Maison en acier au style loft — Une silhouette épurée 22 CFL New Direction Générale 26 L’industrialisation des treillis tridimensionnelles 30 Membres 32 P.8 P.18 P.12 P.22

3 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 COLONNE coke métallurgique alimentant les hauts fourneaux) à l’électricité qui alimente les nouveaux fours. Ce constat implique un plaidoyer vigoureux en faveur d’investissements massifs dans les énergies renouvelables et la capacité nucléaire. L’échelle de Lansink La production d’acier dans nos régions deviendra donc plus verte et plus durable au cours des prochaines décennies. De plus, l’acier recèle un immense potentiel pour devenir la colonne vertébrale de l’économie circulaire. La circularité repose sur la prise de conscience de la nécessité de gérer nos ressources rares avec plus de précaution, et le principe du ‘Cradle to Cradle’ nous invite à considérer les déchets comme une nouvelle matière première. L’échelle de Lansink[2] offre un cadre de référence pour réfléchir à la circularité. Ce modèle de gestion des déchets, qui tire son nom du biochimiste et homme politique néerlandais Ad Lansink, établit une distinction entre le recyclage et la réutilisation. Dans ces deux domaines, l’acier peut jouer un rôle de levier. L’acier est recyclable à l’infini, sans perdre en qualité ni en propriétés. Mieux encore : grâce à la magie de la métallurgie, les vieux ponts ou les voies ferrées désaffectées peuvent être refondus et valorisés en acier de haute qualité destiné, par exemple, à la construction d’éoliennes, de canalisations pour le transport d’hydrogène et de CO2, ou encore de véhicules électriques. L’acier se prête également bien mieux à la réutilisation que d’autres matériaux de construction tels que le béton ou le bois. Les échafaudages sont un exemple parfait de réutilisation, mais l’intérêt croissant pour l’économie circulaire ouvre également la voie pour de nouveaux modèles économiques. Je pense notamment aux fournisseurs d’acier qui louent des palplanches au lieu de les vendre, ou à une entreprise innovante de Flandre occidentale qui s’engage à racheter ses parois renouvelables à la fin de leur cycle de vie. Lors de la conception de nouveaux bâtiments, les architectes osent également penser de manière de plus en plus transversale, ce qui permet une utilisation polyvalente sur plusieurs générations. Le talon d’Achille des solutions circulaires La circularité reste pour l’instant un concept fourre-tout qui, à force d’essais et d’erreurs, tente de s’imposer, passant d’un petit cercle d’idéalistes ‘militants’ à une audience plus large au sein des conseils d’administration et des comités de direction. Le principal talon d’Achille des solutions circulaires reste, jusqu’à nouvel ordre, leur coût. Bien que le surcoût soit généralement marginal par rapport au budget total du projet, les innovations circulaires sont encore souvent considérées comme ‘trop chères’. Si l’économie circulaire veut s’ancrer durablement, elle devra passer du statut de ‘nice to have’ à celui de ‘need to have’. Avec son ‘Steel and Metals Action Plan’, le législateur européen a déjà créé un climat propice aux investissements dans un acier plus écologique. Mais le déploiement à grande échelle de l’économie circulaire nécessite, selon moi, encore un autre changement de mentalité, à savoir : la perception des prix par le consommateur. Un projet circulaire sans analyse de rentabilité convaincante est souvent considéré comme victime du marché. Mais ce marché, c’est nous tous ensemble. Chacun d’entre nous est un flocon de neige unique qui, en période de hausse du coût de la vie, fait attention à ses dépenses. Le coût des récentes vagues de chaleur, des incendies de forêt et de la sécheresse n’est pas encore suffisamment pris en compte dans notre disposition à payer. Tant que cette prise de conscience ne s’affirmera pas et que notre mentalité ne changera pas, l’économie circulaire risque de continuer à tourner en rond, dans des cercles qui ressemblent étrangement à un zéro. Ce nouveau numéro d’Infosteel Magazine paraît à la fin d’un été pour le moins caniculaire. Ces derniers mois, la Flandre a connu trois vagues de chaleur, les pays du sud ont été frappés par des incendies de forêt sans précédent, et la sécheresse persistante a impitoyablement marqué de son empreinte chaque jardin et chaque pelouse. Même le climatosceptique le plus acharné peut difficilement rester de marbre face à tant de désastres. La responsabilité est diffusée Ce qui pose un problème avec le réchauffement climatique, c’est que la responsabilité est diffusée. Le philosophe moraliste James Garvey écrit[1] : « C’est comme si j’étais conjointement responsable, avec un million d’autres personnes, d’un milliard de petits gestes, en un trillion d’instants. » Chaque action semble anodine, et personne ne souhaite causer de tort. Mais le résultat global risque néanmoins d’être catastrophique. Le grand libre-penseur français Voltaire le savait déjà : « Aucun flocon de neige dans une avalanche ne se sent jamais responsable ». Ce qui m’inquiète particulièrement après cet été caniculaire, c’est que nous subissons aujourd’hui les conséquences de mécanismes mis en marche il y a déjà plusieurs décennies. Du fait de l’inertie du système climatique, l’impact de nos émissions actuelles (et quasi-illimitées) touchera particulièrement et sans pitié nos enfants et nos petits-enfants. L’industrie sidérurgique européenne montre la voie La décarbonisation de l’industrie lourde devient donc une nécessité aussi urgente qu’impérative. L’industrie sidérurgique européenne montre d’ores et déjà la voie : plus de dix fours électriques sont actuellement en construction, et des projets prévoyant la construction d’une poignée d’autres fours sont à l’étude. L’intention de remplacer les hauts fourneaux à moyen terme par une technologie plus durable est soutenue par les industriels sidérurgiques européens par des plans d’action concrets et une allocation substantielle des capitaux. L’empreinte carbone de l’acier de demain passera ainsi du charbon (sous forme de Dans quelle mesure la circularité est-elle durable ? [1] ‘The Ethics of Climate Change’ de James Garvey propose une analyse accessible et intellectuellement honnête de la responsabilité morale face au problème climatique. Un ouvrage vivement recommandé, mais dont la lecture peut parfois s’avérer amère. [2] https://www.milgro.eu/blog/https/www.milgro. eu/blog/ladder-van-lansink-bekeken-vanuit-eencirculair-perspectief Filip Van den Abeele

In memoriam Philippe Samyn (1948-2026) La légèreté comme fil conducteur Dès la première édition du Concours de Construction Acier en 1998, Samyn fut récompensé. Le restaurant d’entreprise de Petrofina à Bruxelles remporta le Prix de la construction métallique. Une verrière continue, conçue comme une ligne de chaîne, enjambe l’espace entre une ancienne maison de maître et un petit immeuble de bureaux. Le jury a vu dans cette construction particulière une réponse innovante à une situation urbaine complexe. La station-service de Wanlin a également été nominée la même année. Ont suivi par la suite, entre autres, les stations-service de Nivelles et d’Hellebecq, la station de métro Erasmus à Anderlecht et la verrière de la gare de Louvain. À propos de cette dernière, le jury a salué la structure en acier ouverte et extrêmement raffinée comme l’incarnation de la quête permanente de Samyn pour ‘la légèreté, la transparence et un minimum de matériaux’. Ce sont là des mots qui résument bien une grande partie de son œuvre. Concours après concours, nous avons vu comment Samyn utilisait l’acier non seulement comme matériau de construction, mais comme un moyen d’accomplir toujours plus avec toujours moins. Fin mai, nous avons appris la triste nouvelle du décès de Philippe Samyn, l’un des plus grands architectes et ingénieurs belges de ces cinquante dernières années. Son œuvre échappe à toute catégorisation stylistique. Son héritage va bien au-delà d’une impressionnante série de bâtiments. Samyn n’a cessé d’affiner sa vision de ce à quoi notre monde – et son architecture – pourrait ou devrait ressembler demain. Il était sans conteste un visionnaire doté de la curiosité d’un enfant. Comme nul autre, il savait établir un pont entre la logique structurelle de l’ingénieur et l’intuition de l’architecte. Dans ses projets en acier, il repoussait constamment les limites de ce qui était techniquement possible. Il connaissait parfaitement les propriétés des matériaux et savait en tirer le meilleur parti. En même temps, il mettait les fabricants au défi de développer des nuances d’acier plus performantes, permettant ainsi de construire des ouvrages toujours plus légers et plus raffinés. En tant qu’organisation belge consacrée à la construction métallique, il était tout simplement impossible de passer autour de lui. Nos chemins se sont croisés presque naturellement — que ce soit par l’intermédiaire du centre de recherche OCAS[2] situé près de l’aciérie de Zelzate, de nos Concours Construction Acier, de visites de chantiers ou de conférences. Texte & images : InfoSteel 1 La Maison de Verre, Lommel 2 Le centre de recherche OCAS, Zelzate 3 La station service Totalfina, Nivelles 4 Étude pour mats éoliens 5 Galaxia & Euro Space Center, Libin 6 Bâtiment Europa, Bruxelles 7 ‘Ma-Tu-Vu’, Knokke 2 3 1

5 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 HOMMAGE L’architecture comme recherche Cette quête s’est concrétisée davantage lors des nombreuses visites de chantiers. En 2002, Philippe Samyn et son équipe nous ont accueillis à Nivelles, notamment à la station-service Totalfina[3]. Un pont de 210 mètres de long enjambe l’autoroute Bruxelles-Paris. Le restaurant se trouve au-dessus de l’autoroute, tandis que de grands porte-à-faux de part et d’autre abritent les pompes à essence. L’enjeu : réduire au maximum la surface bâtie. La Maison de Verre[1] à Lommel porte également indéniablement sa signature. Des volumes traditionnels à fonction publique y sont reliés par un cône spectaculaire d’acier et de verre, avec deux escaliers hélicoïdaux suspendus qui se rejoignent au sommet. À Libin, nous avons visité le Galaxia & Euro Space Center[5]. Une enveloppe légère protège un ‘village en bois’ regroupant des entreprises ; la façade et le toit sont recouverts de panneaux solaires. Une fois encore, les préoccupations fondamentales de Samyn se rejoignent : une utilisation économe des matériaux, de l’espace et de l’énergie. Car pour Samyn, un bâtiment n’a jamais été uniquement un produit fini. L’architecture était pour lui une recherche. Une recherche sur la forme et la construction, mais tout autant sur l’économie, l’écologie et les possibilités offertes par les nouveaux matériaux. Une voix pour la construction métallique Lors de nos Journées Construction Acier, Philippe Samyn partageait volontiers ses idées. En 2012, il a ainsi évoqué le bâtiment Europa à Bruxelles, alors encore en construction, qu’il qualifiait parfois de ‘cathédrale d’acier’. Autour d’un grand atrium, le projet réunit des bâtiments existants et un volume en forme de lanterne abritant les salles de conférence. La spectaculaire double façade, un véritable patchwork de châssis de fenêtres en bois récupérés, fait référence à la diversité de l’architecture européenne. Près de dix ans plus tôt, en 2003, il avait pris la parole lors de la Journée de l’ACIER pour les étudiants dans ‘son’ Aula Magna à Louvain-la-Neuve. Non seulement sur les bâtiments, mais surtout sur les idées qui les ont inspirés. Là encore, Samyn s’est montré généreux : le savoir devait être exploré, remis en question et partagé. Il en allait de même pour nos publications. À partir du premier numéro de notre revue, fin 2003, son œuvre y a occupé une place éminente. La station de métro Erasmus à Anderlecht a été l’un des premiers projets que nous avons mis en avant : une structure en acier allongée recouverte d’une membrane, légère et aérienne le jour, et un phare lumineux la nuit. Le bureau Samyn and Partners contribuait volontiers à la rédaction d’articles et nous fournissait régulièrement des croquis de conception, qui ont fait la une de notre magazine à plusieurs reprises. Des recherches plus théoriques ont également trouvé leur place sur nos pages. Pour le groupe Fabricom, Samyn a par exemple étudié comment alléger les mâts éoliens[4] : une recherche morphologique visant à trouver des structures offrant des performances identiques – voire supérieures – avec moins de matériaux. ‘Mais cela aurait pu être encore plus fin’ L’un des projets sur lesquels nous souhaitions récemment publier un article était ‘Ma-Tu-Vu’ à Knokke[7]. D’une certaine manière, ce projet a ramené Samyn aux débuts de sa carrière. La structure en forme de dôme est constituée de points de jonction en acier inoxydable quasiment identiques, inspirés de son concept géométrique innovant ISONODE. Caractéristique de Samyn, sa réaction fut : ‘Mais cela aurait pu être encore plus fin.’ C’est peut-être cette phrase qui le résume le mieux. Jamais satisfait de ce qui était déjà possible. Toujours à la recherche d’un poids moindre, de moins de matériaux, d’une plus grande efficacité et d’une plus grande élégance. Non pas par formalisme, mais par conviction profonde que l’architecture et la technique pouvaient mieux fonctionner ensemble. Avec la disparition de Philippe Samyn, nous perdons un pionnier, un génie de la structure légère et un ami inspirant de la construction métallique. Tu vas nous manquer, Philippe. 6 4 5 7

shop.infosteel.eu/steel-design-books/ Steel Design Steel Design is a set of English textbooks that are based on the EN version of Eurocode with differences in nationally defined parameters included in an annex. Where a country can make a national choice – or when non-contradictory complementary information may be used – this is indicated by a symbol (black square). Separate annexes contain (for now) the national choices for Belgium, Luxembourg, The Netherlands and Switzerland. These textbooks are intended for high-school and university level students. The content is applicable to designers who are not specialised in steel and steel construction.

Introduisez vos projets jusqu’au 26.10.2026 ! Concours Construction Acier 2026 - BeLux www.infosteel.be/concours-construction-acier 2026-cca-flyer.indd 1 04/09/2026 13:44:35 SCI (Steel Construction Institute) Online course (SCI) Portal Frame Design 1+3+8+10/12/2026 REGISTER NOW Online course (SCI) Structural Fire Design Wednesday 09/12/2026 REGISTER NOW Webinar (SCI) Acoustic Design for Steel Framed Buildings Wednesday 11/11/2026 REGISTER NOW Online course (SCI) Design of Light Steel Framed Buildings Tuesday 17+19/11/2026 REGISTER NOW Webinar (SCI) An Introduction to Sheet Pile Design Wednesday 25/11/2026 FREE TO ALL Special rate for InfoSteel-members On-line courses www.infosteel.be/sci-trainings T +31 (0)71-5418923 E info@dutchengineering.nl W dutchengineering.nl ComFlor® 95met/avecCrushedends Staalplaat-betonvloeren Onderdeel van uitkragingen Ontwerpprogramma Programme de conception www.dutchengineering.nl Dalles mixte acier-béton Partie des porte-à-faux 248062_ADV_DutchEngineering_CF95.indd 1 26/05/2025 11:34

Structure tridimensionnelle en treillis d’acier inoxydable Habitat pour les orangs-outans stratégie permet de réduire au minimum le diamètre des tubes, ce qui permet aux orangs-outans de s’y agripper. Cette structure est soumise à des sollicitations tridimensionnelles complexes résultant de l’effet de membrane du filet formant l’enveloppe physique de l’enclos. Ce filet (‘x-tend’) est constitué de câbles tendus d’un diamètre de 3 mm, tressés pour former des mailles en forme de losange de 50 x 88 mm et assemblés à l’aide de raccords en acier inoxydable. De par sa nature, il peut s’adapter à des géométries tridimensionnelles complexes tout en absorbant les forces exercées hors du plan (par exemple, le poids d’un orang-outan) et en les transformant en un effet de membrane. Le filet est complété par une série de câbles porteurs. Les auvents en acier des points de vue servent également de structure d’ancrage pour les câbles porteurs du filet, ainsi que pour le filet lui-même. Le nouvel espace dédié aux orangs-outans de la Ménagerie prolonge et étend leur habitat existant. Il leur offre un véritable espace extérieur, permettant aux animaux d’accéder à un environnement enrichi, ouvert et diversifié. La ‘Ménagerie’ fait partie du ‘Jardin des Plantes’, un zoo historique fondé en 1794 au cœur de Paris. Le nouvel espace réservé aux orangs-outans est situé sur une parcelle triangulaire. Le projet se distingue par une structure en treillis tridimensionnelle en acier inoxydable 1.4404 (AISI 316L), conçue pour s’intégrer discrètement dans le site protégé du ‘Jardin des Plantes’. La géométrie générale, fondée sur la symétrie et des formes simples, s’inscrit dans la lignée de l’architecture des pavillons de la ‘Ménagerie’. La structure tridimensionnelle est réalisée avec des profilés creux, des tubes creux ronds à parois épaisses. Cette ACTUALITÉ Text : source Ney and Partners, adaptation InfoSteel Images : Giaime Meloni (1,4), Ney and Partners (2,3) Lieu : Ménagerie, Jardin des Plantes, Paris Maître d’ouvrage : Muséum National d’histoire naturelle Architecture et ingénierie : Ney & Partners Aménagement paysager : MARBORIS, Ville et Paysage Bureau d’étude stabilité : Ney & Partners Entrepreneurs : Ansart TP - CNI - ZOOPOLIS - PROJARDINS Partenaires de construction membre d’InfoSteel : Ney & Partners 1

9 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 La passerelle qui relie cette structure moderne au ‘Bâtiment des Primates’ permet aux animaux de circuler au-dessus des visiteurs ; le tracé des allées du parc a été entièrement conservé. Travailler avec et pour des êtres vivants Travailler avec et pour des êtres vivants nécessite un point de vue différent : le projet ne se concentre plus exclusivement sur les utilisateurs humains, mais sur des êtres dont les besoins, les perceptions et les comportements nous échappent en partie. Dans ce contexte, il est évident que les orangs-outans ne peuvent pas s’exprimer directement. Leur présence dans le projet passe par une chaîne d’interprétation : les soigneurs, les vétérinaires ou les éthologues deviennent leurs représentants. Leurs observations, leurs hypothèses et parfois leurs intuitions constituent une forme de ‘parole indirecte’, nécessairement partielle, évolutive et parfois contradictoire. Cette complexité transforme radicalement le processus de conception. Le projet est conçu comme un vaste dialogue, dans lequel l’architecture et l’aménagement deviennent des instruments de médiation entre des mondes qui ne partagent pas les mêmes cadres de référence fondamentaux – pas même dans leur rapport à la gravité. 2 3 4

Pour Safran à Hyderabad, Inde TCS Belgique réalise un ambitieux projet de ponts roulants L’installation comprend notamment 15 ponts roulants suspendus de 6 tonnes, 17 palans, 10 transferts fixes et plus de 2,5 km de rails dans la zone Assy-Disassy. Au total, le projet couvre trois zones : le backshop, la zone assy/disassy et la salle de préparation. Safran impose des exigences très élevées en matière de précision et de flexibilité Grâce à un système unique permettant aux palans de ‘traverser’ d’un pont roulant à l’autre via des accouplements verrouillables, les charges peuvent être saisies en tout point du hall et déposées avec précision ailleurs – sans être gênées par les obstacles au sol et avec une utilisation optimale de l’espace disponible en hauteur. Il s’agit d’une solution de niche que seul un petit nombre de constructeurs de ponts roulants dans le monde peut proposer, et dans laquelle TCS se distingue par son ingénierie approfondie, sa production propre et ses procédures de test. TCS (Timmers Cranes & Steelworks), spécialiste en systèmes de levage et de manutention industriels, a mené à bien une mission de prestige pour un projet de ponts roulants de grande envergure en Inde – une première dans l’histoire de l’entreprise. À Hyderabad, ville de plus de 12 millions d’habitants dotée d’une industrie aéronautique en pleine expansion, TCS réalise un système avancé de ponts roulants suspendus pour le département de maintenance des moteurs d’avion LEAP de Safran Aircraft Engines. LEAP signifie ‘Leading Edge Aviation Propulsion’ et désigne une nouvelle génération de turboréacteurs à double flux, développée par CFM International – la coentreprise de Safran Aircraft Engines et GE Aerospace. Le projet à Hyderabad s’appuie sur une expérience bruxelloise, mais l’échelle plus importante et le contexte international le rendent encore plus exigeant. ACTUALITÉ Texte : source TCS, adaptation InfoSteel Images : TCS 1

A1 A2 B C D E G Visite de chantier avec InfoSteel novembre 2026 – www.infosteel.lu/cfl CFL new DG, Luxembourg EXPERTISE & COMMITMENT INDUSTRIAL CRANES - STEELWORKS - LIFECYCLE SERVICES - GENERAL CONTRACTING Europark 1002 - B-3530 Houthalen-Helchteren | info@timmers.be | Tel. +32 11 60 93 60 | www.timmers.be

L’hôtel Palace de Bruxelles : un cas d’étude pour un nouveau défi de conception Quand la façade guide la structure — et inversement de quatre étages supporte la salle de conférence sans colonnes située au rez-de-chaussée. La structure porteuse des chambres d’hôtel est ensuite suspendue à cette charpente. Ce choix structurel entraîne des conséquences importantes sur la conception de la façade. Une structure déformée impose de nouvelles exigences à la façade La Belgique possède une tradition fortement marquée de construction massive, dans laquelle la maçonnerie et le béton constituent les éléments porteurs. La structure coïncide traditionnellement avec la façade et les déformations de celle-ci sont généralement négligeables. Les documents normatifs belges accordent donc peu d’attention à l’influence des déformations sur la façade. Lors de la construction d’une façade, les dilatations thermiques sont prises en compte, mais généralement, on part du principe que la structure sous-jacente est indéformable. À l’hôtel Le Nouveau Palace, le contexte est tout à fait différent. Il s’agit d’un bâtiment relativement haut, construit en acier, avec de grandes portées et des porte-à-faux. La structure se déforme à l’état final sous l’effet des charges dues au vent, au fluage et à l’utilisation, et Hôtel Palace : construire au-dessus d’un tunnel de métro En collaboration avec les cabinets d’architectes italiens OnSiteStudio et PioveneFabi, Bureau Bouwtechniek supervise la rénovation et l’agrandissement de l’hôtel Le Nouveau Palace, actuellement DoubleTree by Hilton Brussels. Le projet prévoit l’extension de cet hôtel historique datant de 1909 par la construction d’un tout nouveau volume hôtelier sur la partie inoccupée du terrain de l’établissement. La capacité de l’hôtel passera ainsi d’environ 350 à plus de 500 chambres. L’architecture s’intègre délibérément au paysage urbain bruxellois. Avec ses baies vitrées proéminentes, la nouvelle façade fait référence à l’architecture bruxelloise du tournant des XIXe et XXe siècles, tout en s’harmonisant avec celle des bâtiments environnants. Sous le sol se trouve un contexte beaucoup moins évident. Un tunnel de métro passe sous le bâtiment, ce qui rend impossible la mise en place de fondations classiques. De grandes parties du bâtiment sont soutenues par des fondations profondes et une structure métallique complexe qui permet des porte-à-faux importants. Une charpente métallique Texte : Bureau Bouwtechniek Photos : Sarah Blee pour Bureau Bouwtechniek Dessins : UTIL 1 Place Rogier Rue Gineste Tunnel routier Subway

13 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 PROJET pendant la construction sous l’effet de l’ajout du poids des revêtements de façade et des installations techniques. Les déformations maximales admissibles imposent ici des contraintes à la structure et l’influenceront dans une certaine mesure. D’autre part, les contraintes structurelles auront également un impact sur la façade. Les deux doivent donc être très bien coordonnés et sont, dans ce cas, poussés à leurs limites. Dans quelle mesure une façade peut-elle absorber des déformations sans que cela soit gênant sur le plan visuel ou n’affecte ses performances ? Ou encore, jusqu’à quel point une construction peut-elle être rigidifiée pour limiter ces déformations, tout en restant financièrement viable ? La façade contribue à définir la structure La façade influence également la structure porteuse : le poids de la façade contribue à déterminer la déformation de la construction. La rigidité de la structure porteuse doit être adaptée à celle des éléments de façade, et inversement. Les éléments de façade doivent tenir compte de la déformation et du déplacement de la structure porteuse. Ainsi, les éléments vitrés doivent pouvoir se déplacer à l’intérieur des cadres qui les retiennent, les systèmes de façade doivent être réglables afin de garantir l’horizontalité, la verticalité et la planéité, les joints entre les panneaux de façade doivent offrir un jeu suffisant et les joints d’étanchéité ne doivent pas se fissurer… Même les exigences esthétiques jouent un rôle important. Une déformation minimale, bien qu’acceptable d’un point de vue structurel selon les Eurocodes, peut déjà entraîner visuellement des décalages gênants entre les panneaux de façade. Ce qui est conforme sur le plan structurel n’est donc pas nécessairement acceptable sur le plan architectural. Le plus grand défi réside dans la communication Voilà pourquoi une partie importante de la mission de conception dépend désormais de la collaboration entre l’architecte, l’ingénieur de stabilité, l’ingénieur de façade et les maîtres d’œuvre. Lieu : Rogierplein – Bolwerklaan, Saint-Josse-ten-Node (Bruxelles) Maître d’ouvrage : Pandox AB / DoubleTree by Hilton Brussels City Architecte : SM – Onsite Studio, Milan (IT) & Piovenefabi, Milan (IT) & Bureau Bouwtechniek, Anvers Bureau d’études stabilité : UTIL, Schaerbeek Bureau d’études pour le constructeur métallique : Stabilogics, Kampenhout Entrepreneur général : Denys - Socatra Constructeur métallique : AVM Montage, Bree Partenaires de construction membre d’InfoSteel : Bureau Bouwtechniek, Stabilogics, UTIL 3 2

Dès la phase de conception, il convient de répondre à des questions telles que : • Quelles déformations surviennent pendant et après la construction ? • À quel moment la façade sera-t-elle mise en place ? • À quel niveau de déformation et de déplacement la façade doit-elle encore pouvoir résister après sa mise en place ? La façade peut-elle supporter cela sans risques techniques ou esthétiques ? • Est-il souhaitable de précontraindre la structure afin de limiter les déformations et les mouvements après la mise en place de la façade ? • La conception statique autorise-t-elle la précontrainte (d’un point de vue pratique) ? • Quelles déformations n’apparaissent qu’après la mise en service ? La façade peut-elle y résister sans risques techniques ou esthétiques ? • Quels mouvements les joints doivent-ils absorber ? • Dans quelle mesure les différentes déformations seront-elles visibles sur la façade ? • À quel moment peut-on ‘ajuster’ (en 3 dimensions) le système de façade choisi ? Pensez à une façade-rideau, à des panneaux de façade… Et à partir de quand n’est-ce plus possible ? Est-ce facile à réaliser dans la pratique ? • Quels sont les différents états de charge pendant et après la construction ? • Quelle est la marge d’erreur sur tous ces calculs théoriques ? En d’autres termes : quels autres facteurs peuvent encore influencer la déformation/le mouvement de la structure et dans quelle mesure ? Les tolérances admises pour le gros œuvre doivent être précisées dans le dossier. La conception de la façade doit tenir compte des tolérances (cumulées) admises. Les détails techniques doivent prévoir une marge de tolérance suffisante pour compenser les écarts au niveau du gros œuvre. Il convient ainsi de vérifier, par exemple, si les profilés de la façade-rideau offrent un jeu suffisant pour le vitrage encastré, mais aussi si le système peut garantir son étanchéité malgré les déformations. Le cas échéant, des essais spécifiques peuvent être réalisés en laboratoire pour s’en assurer. Cela signifie que tant l’architecte que l’ingénieur de stabilité doivent en être conscients, afin de pouvoir se poser mutuellement les bonnes questions et d’effectuer les vérifications et les adaptations nécessaires sur leurs conceptions. Si ces questions ne surgissent qu’au cours de la réalisation, les adaptations fondamentales sont souvent impossibles ou particulièrement coûteuses. À l’hôtel Le Nouveau Palace, l’ingénieur en stabilité a veillé à ce que la déformation relative entre les axes reste limitée 5 4

15 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 7 6 afin que le système de façade-rideau, l’étanchéité et les parties vitrées ne se brisent pas. Une certaine rigidité a donc été intégrée. C’est sur la ‘petite façade’ côté place Rogier que les déformations calculées sont les plus importantes. À cet endroit, l’ingénieur a demandé, dans le dossier d’appel d’offres, la mise en place d’une contre-flèche et d’une précharge afin de réduire au minimum la déformation après la pose de la façade. Au cours de l’exécution des travaux, l’entrepreneur et les sous-traitants doivent également être sensibilisés à cet aspect, afin qu’ils tiennent eux aussi compte des hypothèses formulées dans le projet et signalent toute nécessité de s’en écarter pour une raison quelconque. Ces questions doivent faire l’objet d’une discussion afin que la façade et la structure restent en harmonie. Voici quelques points à prendre en compte : • Vérification de la conformité du modèle théorique à la réalité et aux tolérances admises (production, mise en place, jeu…). • Organiser les travaux par phases et tenir compte des déformations prévues associées à cette organisation spécifique. • Méthode de montage et d’étaiement permettant d’éviter les forces parasites. • Les tolérances cumulées doivent être maîtrisées. Il est ainsi possible, par exemple, d’effectuer des relevés à chaque phase afin de recenser les écarts géométriques et de les corriger si nécessaire, avant d’entamer la phase suivante. • Surveiller les déformations tout au long du processus de construction. Construire autrement, sortir des sentiers battus Pour Bureau Bouwtechniek, ce projet illustre avant tout une évolution qui se dessine de plus en plus souvent. Alors que les bâtiments sont construits de manière plus légère, recourent davantage à l’acier ou à la charpente en bois, adoptent des structures porteuses hybrides et sont conçus selon les principes de l’économie circulaire, l’interaction entre la façade et la structure porteuse devient un élément de plus en plus déterminant dans la conception. Toutes ces évolutions rendent les constructions plus sensibles aux déformations que les structures classiques en béton massif et la maçonnerie porteuse. Cela ne signifie pas que ces méthodes de construction posent des problèmes, mais bien que l’interaction entre la façade et la structure doit être prise en compte beaucoup plus tôt dans le processus de conception. Le rôle de l’ingénierie des façades Selon Bureau Bouwtechniek, c’est là que réside la plus grande valeur ajoutée de l’ingénierie des façades. Non pas dans la conception d’une façade en soi, mais dans la combinaison de l’architecture, de la stabilité, de la faisabilité et de l’esthétique. En posant les bonnes questions dès la phase de conception, il est possible de prévoir les mouvements, d’ajuster les tolérances et de faire des choix qui fonctionnent tant sur le plan architectural que technique. L’hôtel Le Nouveau Palace montre comment cette approche intégrée devient non seulement indispensable pour les projets exceptionnels, mais aussi, de plus en plus souvent, pour les bâtiments de demain. Dans le prochain numéro d’InfoSteel, Frans Leenaerts, de la société Util, abordera plus en détail l’ingénierie de cette structure métallique complexe. 8

Texte & Images : Infozinc Benelux Plus d’infos : www.infozincbenelux.com La date limite d’inscription est fixée au 15/11/2026 INFOZINC GALVANIZING AWARDS 2027 Un livre et une grande visibilité pour les participants Tous les projets participants seront présentés dans un ouvrage remarquable publié par InfoZinc Benelux. Cet ouvrage sera largement diffusé auprès des maîtres d’ouvrage, des architectes, des bureaux d’études, des constructeurs métalliques et des entrepreneurs. De plus, tous les projets bénéficieront d’une couverture médiatique via les réseaux sociaux d’InfoZinc Benelux (Instagram, LinkedIn, Facebook) et seront publiés sur le site web. Jury Un jury indépendant sélectionne les nominés et les lauréats, et décerne les InfoZinc Galvanizing Awards 2027. Pour plus d’informations sur les conditions de participation, le processus de sélection et la campagne médiatique, nous vous invitons à consulter le site web www.zinkinfobenelux.com/fr/ InfoZinc Benelux invite cordialement les architectes, les maîtres d’ouvrage, les bureaux d’études et les entrepreneurs à présenter leur projet aux InfoZinc Galvanizing Awards 2027. Ce concours vise à mettre en avant un large éventail d’applications de la galvanisation à chaud. La galvanisation à chaud offre de nombreux avantages tant aux concepteurs qu’à leurs clients. Sa longue durée de vie, sa circularité et sa facilité d’entretien constituent notamment des atouts majeurs de ce système de protection. De plus, les concepteurs apprécient le magnifique processus de vieillissement de l’acier galvanisé à chaud, qui lui confère au fil des ans cette patine naturelle caractéristique. La date limite d’inscription est fixée au 15/11/2026. Cinq catégories Le concours comprend cinq catégories : • Bâtiments • Infrastructures, mobilité et espace public • Éléments caractéristiques en acier • Duplex (galvanisation + revêtement) • Construction circulaire* *La structure en acier galvanisé, et par extension l’ensemble du projet, a été conçue dans une optique de circularité. Tous les éléments en acier galvanisé sont conçus de manière à pouvoir être démontés et réutilisés dans un projet ultérieur. Lauréats 2025 1 ‘Hulpwarmtecentrale’ Amsterdam Zuid (NL) — Willem Schutter, Schutter-ETH 2 Installation artistique ‘Planetenpad’, Genk (BE) — Ruben Mertens 3 Tour de pompage Ichtegem (BE) – Milad Pallesh 4 ‘STAAL Havenkwartier’, Deventer (NL) — Buro Duck architectuur 5 Pont Vloedstegen, Haaksbergen (NL) — Janson Bridging Engineering BV 1 2 3 4 5

INFOZINC GALVANIZING AWARDS 2027 Avez-vous un projet particulier dans lequel l’acier galvanisé à chaud joue un rôle prépondérant ? Dans ce cas, nous vous invitons chaleureusement à participer aux InfoZinc Galvanizing Awards 2027. Vous pouvez soumettre votre projet jusqu’au 15 novembre 2026 inclus. INSCRIVEZ ICI VOTRE PROJET

Du patrimoine historique à l’architecture portuaire à ossature métallique Montevideo à Anvers ment portuaire. Les lignes épurées, les terrasses profondes et l’aspect de l’acier auto-patinable (‘corten’) évoquent des images de grues, de quais et de constructions industrielles. Derrière ce langage formel puissant se cache également une histoire technique particulière. Au-dessus d’une base étroite, trois étages d’habitation et le toit s’avancent de près de onze mètres au-dessus de l’espace public. Cela signifie que les charges des appartements, des façades, des terrasses, des jardins sur le toit et des piscines ne sont pas simplement transmises vers le bas, mais sont absorbées par une ossature en acier excentrique sophistiquée et acheminées vers un nombre limité de points porteurs. Une ossature en acier en porte-àfaux comme principe porteur La structure principale se compose de huit portiques en acier, placés sur les axes porteurs primaires à un entraxe d’environ 8,85 m. Chaque portique repose sur deux poteaux principaux : Sur l’Eilandje à Anvers, le site historique de Montevideo a retrouvé une nouvelle vie. Les anciens entrepôts portuaires datant de la fin du XIXe siècle, aujourd’hui classés comme patrimoine industriel de grande valeur, ont été réaménagés en un projet mixte composé de bureaux, de commerces, d’établissements de restauration, d’un parking et de logements de qualité. Le nouveau bâtiment phare de la place Lima fait office de point de repère : un volume contemporain aux lignes nettes, presque en suspension, qui se détache des entrepôts restaurés. Ce lieu historique retrouve ainsi un rôle majeur dans la ville et dans la vie publique. Pour la mise en œuvre technique de ce projet complexe, le bureau d’études et d’ingénierie Arcadis a adopté une approche rigoureuse, dans laquelle l’ambition architecturale et la faisabilité structurelle ont été étroitement coordonnées. L’architecture du bâtiment principal fait délibérément référence à l’environneAuteur : Arcadis, Jan Jennes et Kenneth Van Steenwinkel Photos : ©Arcadis (1,2,3,4,5,9), ©DCA (8), Dessins : ©Arcadis (6), ©DCA-Metadecor (7) 1

19 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 PROJET un poteau de compression au niveau de la ligne de façade au rez-de-chaussée et un deuxième poteau à proximité de l’entrepôt existant, où les efforts peuvent alterner entre traction et compression. Le fort porte-à-faux génère des moments et des forces de réaction considérables. Pour cette raison, les poteaux les plus sollicités ont été réalisés en sections croisées composites, comprenant notamment des profilés HEM600 et des profilés HEB300 soudés. « L’élément structurel le plus remarquable se trouve au-dessus du toit. Les hautes charpentes en treillis servent de structure de suspension aux planchers en porte-àfaux situés en dessous : une grande partie des étages résidentiels est littéralement suspendue à la structure du toit. » — Jan Jennes, ingénieur en stabilité chez Arcadis Une solution adaptée était nécessaire pour les deux façades latérales. En raison des grandes baies vitrées, l’espace disponible pour des treillis de grande hauteur y était plus restreint. C’est pourquoi le choix s’est porté sur des variantes plus basses, d’une hauteur comprise entre environ 1,95 m et 0,60 m. La rigidité nécessaire est obtenue grâce à la combinaison d’un treillis plus petit au-dessus du toit et d’une poutre vierendeel multicouche intégrée dans le plan de la façade. La façade reste ainsi transparente, sans pour autant compromettre la logique structurelle. Entre les treillis du toit se trouvent des jardins suspendus avec des piscines en porte-à-faux. Celles-ci ont également été entièrement intégrées dans la conception en acier. Les bassins sont soutenus par des treillis secondaires, qui servent en même temps de parois aux piscines et transfèrent leurs charges vers les treillis principaux. Maîtriser la déformation, de la conception à la réalisation Non seulement la transmission des efforts, mais aussi la maîtrise de la déformation de la structure a constitué un facteur de conception crucial. Pour un porte-à-faux de cette ampleur, il ne suffit pas de contrôler uniquement la flèche finale. Les déformations supplémentaires consécutives à la mise en place d’éléments de finition sensibles devaient également rester limitées. Sinon, les fenêtres risqueraient de se coincer, les cloisons de se fissurer ou les joints entre les panneaux de façade de s’écarter. Pour cette raison, la structure en acier a été conçue avec une contreflèche, adaptée 3 2

à la déformation prévue sous les charges permanentes et une partie des charges d’exploitation. La maîtrise de cette déformation ne résidait pas seulement dans la structure métallique elle-même, mais aussi dans l’interaction avec les noyaux de circulation en béton. Un bon effet de diaphragme des planchers était essentiel à cet égard. C’est pourquoi le choix s’est porté sur des dalles précontraintes dotées d’une couche de compression armée. Cette solution était non seulement plus légère au niveau du porteà-faux, mais elle permettait également un montage rapide de la structure en acier, sans retard lié à des travaux supplémentaires d’étaiement ou de coffrage. La couche de compression a 4 5 Vue du niveau supérieur avec la poutre principale 6 Principe de la structure métallique 7 Combinaison de la façade et de la structure métallique 4 5 I G H F E D C B -0,500 35 87,5 279 35 279 314 314 279 314 35 5,770 9,170 12,570 18 594 27 20 390 18 322 18 322 18 609 39 16,670 B' 80,0° F' H' 279 40 300 40 300 40 587 18 310 18 322 18 609 20 390 18 681,5 18 574,5 -0,350 5,575 12,570 5,650 12,450 80,0° 40 572 17,050 85,0° 18,470 Gewapende welfsels in prefabbeton met druklaag Voorgespannen welfsels in prefabbeton met druklaag Voorgespannen welfsels in prefabbeton met druklaag Spant type 2: - onder- & bovenregel: HE400B dichtgelast met platen 20mm - verticaal: HE240A - kruisen: SHS200x200x8 Voorgespannen welfsels in prefabbeton met druklaag Gewapende welfsels in prefabbeton met druklaag Gewapende welfsels in prefabbeton met druklaag 6 7

21 InfoSteel #86 — 2026/7-8-9 été reliée de manière monolithique aux profilés en acier à l’aide de tiges filetées, de sorte que toutes les dalles forment ensemble un seul panneau rigide par étage. Ce niveau de détail a nécessité une coordination intensive entre les plans de pose, les joints, les ouvertures et les plans de charpente métallique, d’autant plus que l’ensemble de la charpente métallique a dû être redessiné par la suite avec une contreflèche. « Cette préparation minutieuse a porté ses fruits sur le chantier. La répétition générale virtuelle, axée sur le BIM, a joué un rôle important dans la mise en œuvre réussie de la structure. » — Kenneth Van Steenwinkel, chef de projet chez Arcadis. Les étapes de construction ont également nécessité une approche mûrement réfléchie. Bien que la structure achevée repose en grande partie sur les treillis de toiture, elle a été montée sur le chantier de manière classique, de bas en haut. Des poteaux de soutien temporaires ont soutenu le porte-à-faux pendant le montage. Ce n’est qu’une fois les fermes principales hissées et montées en place comme un ensemble soudé d’un seul tenant que les supports temporaires ont pu être retirés et que le système porteur définitif est entré en fonction. De plus, la déformation a été activement maîtrisée pendant les travaux. Une fois le gros œuvre terminé, des sacs d’eau ont été suspendus aux profilés du plancher situé au-dessus du rez-de-chaussée afin de créer une précharge temporaire. Ceux-ci simulaient les charges permanentes qui seraient ajoutées ultérieurement par les travaux de finition. Au fur et à mesure de la mise en place des chapes, des cloisons, des menuiseries et des finitions de façade, les sacs d’eau ont été progressivement vidés. Cela a permis de maintenir la déformation aussi constante que possible tout au long des différentes phases de construction. L’acier auto-patinable, peau patinée du bâtiment L’acier reste également très visible dans les finitions. Le revêtement de façade a été réalisé en acier auto-patinable (‘corten’), avec des panneaux disposés en quinconce. La patine chaude, d’un brun rouille, s’harmonise parfaitement avec l’environnement portuaire et le caractère industriel des entrepôts restaurés. Le nouveau volume se voit ainsi doté d’une enveloppe durable et patinée qui rend la structure en acier sousjacente perceptible sur le plan architectural. Le résultat est un projet compact mais riche en nuances, dans lequel l’architecture, la stabilité et la réalisation sont étroitement liées. Montevideo démontre comment une ossature métallique complexe permet de créer un geste urbain puissant, sans pour autant perdre le lien avec le passé portuaire. Lieu : Limaplein, Anvers Maître d’ouvrage: DCA Conception/architecture : M2 Architecten Bureau d’études stabilité: Arcadis Bureau d’études & acier : Arcadis / Ingenieursburo Jan Lambrecht Étude sécurité incendie : Arcadis / Jensen Hughes Bureau de contrôle : SECO Entreprise générale : DCA Constructeur métallique : ASK Romein (Stadsbader) (structure métallique du bâtiment principal et de la mezzanine de l’entrepôt, escaliers en acier, auvents en acier) Façades en acier : Metadecor Partenaires de construction membre d’InfoSteel : Arcadis, ASK Romein (Stadsbader), SECO 8 Vue de dessus de la structure métallique 9 Précontrainte à l’aide de sacs d’eau 9 8

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